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Avancée des choses 20/04/2010

♣ Le 34 Juillet 2010

EN PAUSE JUSQU'EN SETEMBRE (manque d'inspiration pour le moment, j'espère vous revenir avec quelque chose de bien)

Bon, et bien en attendant que j'arrive à écrire un chapitre correct, je fais de la pub pour mon blog d'Os et mini-fics : Le temple

Ҩ OS n°1 : Shattered Dreams : la lettre d'adieu...
→ Temps de l'écriture : Une heure
→ Nombres de pages : 2
→ Genres : AU, Twincest, épistolaire.

"Tom écrit une lettre à Bill, lui expliquant les raisons de son départ. Alors que Bill lit cette lettre, il découvre que Tom l'aime plus qu'un frère et que ses sentiments pour Bill sont trop forts pour rester." EN LIGNE

Ҩ Mini-Fic n°1 : Revival en sept parties
→ Temps de l'écriture : Début, Février 2010, Fin, Mai 2010
→ Nombres de pages : 38
→ Genres : Au, Yaoi, NCS, romance, M-preg (allusion), lemon

"La renaissance de Tom après son viol.
Bill et son petit garçon de deux ans, Leni, font irruption dans sa vie et l'aideront à reprendre goût à la vie" EN LIGNE


Ҩ Mini-fic n°2 : Nul châtiment n'est pire que le remords...

→ Temps de l'écriture : Début, Juin 2010
→ Nombres de pages :
→ Genres : Au, Yaoi, Angst, Lemon?(Tom dominé)

"Quand Tom en a marre du sort que lui réserve la vie, il décide de mettre fin à ses jours. Il tombe aux pieds de Bill son bourreau de tout temps. Celui-ci, rongé par le remords, fera tout pour que la deuxième chance que le destin a offerte à Tom en soit aussi une pour lui."EN COURS (trois parties postées)

♣ Le 10 Juin 2010

J'ai commencé à traduire une fiction "Learning to fall" si ça vous dit d'aller lire.

♣ Le 3 Juin 2010

Pour celles que ça intéresse, j'ai trouvé les adresses de blog avec chaque mois un nouveau thème d'écriture proposé. C'est des genres de "concours" en fait.
Ҩ Capturer les mots
Ҩ Des mots de minuit
Ҩ Le-carrousel-grincant

Est-ce que je suis la seule à trouver chiant leur nouveau tableau de bord? Ca me déstabilise vachement...j'suis comme les vieux, dès qu'on me change mes habitudes, je perds mes repères!! --'

♣ Le 24 Mai 2010

Je refais la déco du blog, donc plus d'images pour l'instant, et certainement que les couleurs vont changer souvent.


♣ Le 11 Mai 2010

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PIX de Bill et Tom prise à Nightingale. Décor de DragonInk7

Vous faire partager mes coups de coeur 29/05/2010

Montage de Kishmet. "Learning to fall" est l'histoire que je suis en train de traduire.

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Cet article aura deux buts, vous faire partager mes coups de coeur, et aussi revenir au but premier d'un blog, parler de soi, enfin ici en l'occurence parler de mon ressenti.

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Je lis depuis un certain temps beaucoup de fictions sur le site Tokio Hotel Fiction, qui regroupe un très impressionnant nombre de fanfic.
Je suis toujours subjuguée de voir le talent dont font preuves les auteurs américaines (et anglaises éventuellement). D'ailleurs dans l'univers sky', il y en a pas mal qui ont été traduites.

Il faut en général chercher un peu, mais en fouillant bien, on tombe sur de vrais bijoux. Elles ont une imagination grandiose, se creusent la tête pour ne pas tomber dans la banalité. Et le plus étonnant, c'est que ce n'est pas si rare que ça.

Le lien du site ici. Pour pouvoir lire, il faut vous inscrire, mais c'est pas chiant, pas long, et ça vaut le coup.

Mes trois gros coups de coeur du moment sont :

Ҩ"SCN11B" de ghostie :
→ Bill Kaulitz ne ressent rien pour personne ni pour quoique ce soit, lui-même compris. Il s'exclut volontairement, est un pessimiste né, et un odieux prétentieux...mais quelle est la part de vérité derrière toute cette masquarade ?
Tom Trumper est le seul à connaître le secret qui pourrait mettre Bill en péril, mais il est aussi la seule personne en qui Bill peut avoir confiance.


J'ai également découvert il y a quelques jours, qu'elle avait commencé à écrire une "sidestory" pour SCN11B, appelée Scars. Pour l'instant, cette "suite" est en pause, mais elle promet de la reprendre dès cet été.
Ҩ"Scars"
→Les blessures s'évanouissent mais les cicatrices sont éternelles. L'amour est leur unique remède.
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♥ Elle restera, je crois bien, l'histoire qui m'aura fait prendre "un tournant" dans le choix de mes lectures. Quelque chose de plus profond, de très recherché, qui ne décrit pas la vie toute rose, toute belle, sans trop en rajouter.
Du début jusqu'à la fin, elle a réussit à me tenir en haleine, j'en suis même venue à en "jalouser" son talent. Les chapitres sont très longs, peu de dialogues, mais pas une fois j'ai survolé du texte pour aller plus vite. (je le fais de temps en temps.)
Je ne peux pas trop dire ce que j'ai ressentit en la lisant puisque j'en révèlerai trop, alors vraiment, si vous pouvez lire l'anglais, elle reste celle que je recommande vivement à vous toutes.
Sa suite ne déçoit pas une seule seconde. Elle reste très cohérente dans la personnalité qu'elle a donné à ses personnages, avec une pointe de suspens. On se demande ce qui va pouvoir arriver à nos deux amoureux préférés. Je précise qu'ils ont une belle relation, mais qu'ils ne sont pas non plus en train de se dire "je t'aime" toutes les cinq minutes. Ils sont juste beaux tous les deux.
En y réfléchissant bien, je ne peux trouver aucun défaut à cette histoire.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Deuxième coup de coeur :


Ҩ"Skin deep" de Synnie et Anony :
→Bill Kaulitz est connu comme étant la plus grande diva de l'école : connu pour ne traîner qu'avec les gens beaux physiquement. Après s'être fait arrêté pour avoir fait des courses automobiles sauvages, il doit faire des heures de travaux d'intérêt général dans un hôpital. Là, il rencontre Tom, victime d'un terrible accident de voiture, qui a brûlé la moitié de son visage.
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♥Elle est en cours mais mise à jour régulièrement.
Découverte juste après SCN11B. Elle est l'exemple même de se que je disai un peu plus haut. Tom n'est pas beau physiquement, Bill ne tombe pas amoureux de lui au premier coup d'oeil, il est même carrément antipathique, se croyant le maître du monde. Pourtant, on sent bien qu'au fond c'est un gentil garçon qui se forge une carapace, et qu'avec le temps, Tom va réussir à se frayer un chemin jusqu'à son coeur.
J'en suis arrivée à un moment intéressant, où on découvre une toute nouvelle facette de la personnalité de Bill.
Encore une fois, les émotions sont bien décrites, on s'attache immédiatement à eux.
Les chapitres ne sont pas très longs, plus faciles à lire que la précédente, mais elle est tout aussi bien.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Et enfin la toute dernière, que j'ai commencé aujourd'hui.


Ҩ"Learning to fall" de Knw
→L'arrivée de son nouveau tuteur va créer un véritable chaos dans la vie de Bill.
Dans l'Angleterre du 19ème siècle, les ravages de son défigurement amènent Tom à accepter le seul job que quelqu'un veut bien lui offrir, et dont personne ne veut.

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♥Pour celle-là, c'est le titre qui m'a "parlé", on va dire. J'y ai vu une sorte de jeu de mots entre ça, et le résumé. Au sens propre, on peut comprendre "apprendre à tomber", j'y ai plutôt compris "Apprendre à tomber amoureux". Bill en tant qu'aristocrate bien chic ne peut qu'être rebuté par l'apparence de Tom (qui sur la bannière qui illustre l'article est particulièrement hideuse), mais à force de passer du temps avec lui, va apprendre à passer au-delà des apparences, et tomber amoureux de lui. Je le répète, ce n'est que mon interprétation.
Pour l'instant, il n'y a que cinq chapitres, mais c'est normal elle vient de la commencer (le 20 Mai je crois, dernière mise à jour hier.) Et jusqu'à présent, je crois avoir vu juste.
Pour celle-ci non plus, je ne saurai pas vous dire, ce que je ressens en la lisant. Elle me prend au ventre, me fait avoir les larmes aux yeux. Tom dans la fiction est sûr de lui, fier, mais pas hautain, et ne se laisse pas abattre par son handicap, qui non seulement mange une partie de son visage, mais aussi tout un côté de son corps. Je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à sa place et me demander comment il faisait...et la réponse, c'est qu'il a du mal. Il fait avec les regards des gens, mais ne s'y fait pas.

"As the seconds passed and Bill only stared at Tom, his dark gaze both beautiful and unreadable, Tom became uncomfortable with the scrutiny. He was all too aware of his own scars when confronted by beauty like Bill's, and the boy's focus on him emphasised it all the more."
"Alors que les secondes passaient et que Bill ne détournait toujours pas son regard, qui était aussi beau qu'indéchiffrable, Tom commença à se sentir mal à l'aise sous cet examen minutieux. C'était face à des beautés comme Bill qu'il avait le plus conscience de ses propres cicatrices, et l'attention du garçon renforçait encore plus son sentiment de mal-être"
A mon avis, c'est cette phrase qui m'a le plus touché. Jusqu'à ce moment là, Tom paraît un peu désinvolte quant à ses cicatrices, mais on s'aperçoit qu'en fait, il est toujours aussi marqué. On ne sait pas exactement depuis combien d'années il est brûlé, mais certainement depuis longtemps.
Il a eu le temps de changer de comportement. Au début, il tentait de faire oublier son défigurement en s'habillant très chiquement, mais a laissé tomber. Il ne s'offusque plus des cris de stupeurs des femmes qui le voit pour la première fois. Il a eu le temps d'abdiquer sa foi...Bref, un long moment visiblement.
Ce qui m'a plu, c'est le côté psychologique. Une fois de plus peu de dialogue, mais elle montre vraiment l'opposition des deux caractères de ses personnages. Je ne peux pas trop vous expliquer parce que je risquerai de m'embrouiller. En gros, ils campent tous les deux sur leurs positions et font tout pour faire flancher l'autre. Pour Tom, il veut que Bill accepte qu'il est désormais son tuteur. Pour Bill, il veut faire partir Tom à tous prix, puisqu'il ne pense pas avoir besoin de tuteur.
Leurs deux caractères forts clashent souvent, et ça donne lieu à de très belles scènes.
Une fois de plus, allez la lire si vous le pouvez, elle en vaut vraiment la peine.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Normalement, je n'aurai pas partager ces lectures avec vous, parce que finalement, je me trouve juste un peu ridicule d'écrire ce que j'ai écris. Qui va le lire? Quasiment personne je suppose.
Mais le truc, c'est que normalement quand je lis quelque chose que j'aime vraiment, et qui m'a bouleversé, j'en parle à ma mère, ou à ma soeur, mais là, puisque c'est du yaoi, je ne peux pas. De toute façon, elles ne savent même pas ce que c'est. Puis je ne suis pas sûre qu'elles comprennent la plaisir que j'ai à lire ce genre d'histoire.
Donc, comme j'aime partager mes lectures pour que d'autres puissent les apprécier à leur tour, et bien je le fais ici. Sur mon petit blog. Je ne sais pas si ça va intéresser du monde, si vous allez aller lire, mais au moins ici je sais que je m'adresse à des personnes qui savent de quoi je parle, et qui partagent cette "passion".

Le début du commencement... 24/11/2009

PIX : Allegator

Bienvenue à tous

Ceci est ma première fiction yaoi, donc même si j'en lis beaucoup (trop?), ben je ne suis pas non plus maître en la matière. je vais faire mon possible.
Puis au cas où, un petit rappel : Le yaoi met en scène des relations homosexuelles entre hommes.

/!\J'accepte les pubs mais seulement pour les fictions YAOI. Désolée mais je ne lis pas les hétéro.../!\

Je ne sais pas exactement comment va se finir ma fiction mais ce qui est sûr c'est que personne ne va mourir, enfin...ni Tom ni Bill en tout cas!!
Elle sera certainement divisée en deux tomes!

/!\Nouvelle fiction/!\ ICI


Résumé

Bill a 17 ans quand il part de chez son père, David Jost, pour aller habiter chez sa mère.
Son père, depuis deux ans le délaisse, pour s'occuper du nouveau phénomène, Tokio Hotel. Le jour de son dix-septième anniversaire, il s'en va.
Trois ans plus tard, il revient à Berlin, pour rendre visite à sa grand-mère paternelle, atteinte d'une maladie. Il redoute la confrontation avec son père mais sait qu'elle est inévitable.
Il va également rencontrer le groupe qui a bouleversé sa vie.
Comment va-t-il réagir face à ces rencontres?
Va-t-il pouvoir pardonner à son père et mettre de côté ses préjugés sur ce groupe pour peut-être arriver à former une amitié...ou même plus avec l'un d'entre eux?

Ps : Pour des raisons évidentes, le quatrième membre de Tokio Hotel n'est pas Bill, mais Frank, et il n'est pas le jumeau de Tom.

N'hésitez pas à me donner votre avis, sur les chapitres, des idées que vous pourriez avoir, des questions, me montrer mes fautes et ce genre de choses... Merci

Sur ce Bonne Lecture!

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Contact : deretourdanstavie2010@hotmail.fr

Chapitre 1 23/11/2009

Chapitre 1 : Trois ans après
POV Bill


J'arrive à Berlin, après des heures interminables de train. Après trois ans, ça fait bizarre... Mais bon je fais ça pour ma grand-mère. C'est elle-même qui m'a prévenu de son problème de santé la dernière fois que je l'ai eu au téléphone. Je n'ai même pas eu à y réfléchir à deux fois, je lui ai dit que je viendrai la voir. Ma mère ne s'y est pas opposée.
Je n'ai en fait jamais coupé le contact avec ma grand-mère. Dès que je suis arrivé chez ma mère, je l'ai appelé, pour lui expliquer les raisons de mon départ. Elle a été triste mais a comprit. Je lui ai demandé de ne pas dire à mon père qu'elle savait où j'étais. Elle a évidemment essayé de me faire flancher, j'ai tenu bon et elle m'a promis.

Et me voilà aujourd'hui, sur le trottoir devant la gare de Berlin. J'appelle un taxi et lui demande de me conduire à mon hôtel. Oui, parce que même si je sais que ma grand-mère aurait eu assez de place pour m'héberger, j'ai le pressentiment que mon père va s'installer là-bas quelque temps, pour veiller sur sa mère. Et je n'ai pas franchement envie de le croiser plus que nécessaire. Je suis plutôt rancunier et je ne lui ai toujours pas pardonné.

Une fois arrivé devant l'hôtel le "Black Star", le chauffeur m'aide à sortir mes bagages.

- Et voilà jeune homme.
- Merci. Combien je vous dois?
- Ca vous fera vingt-deux euros.

Je lui tends vingt-cinq euros et lui dit de garder la monnaie. Trois euros de pourboires, ça me paraît un peu ridicule -d'ailleurs il doit penser que je suis radin- mais en même temps, j'ai pas vraiment plus à lui donner.
Je me dirige vers l'accueil pour demander les clés de ma chambre. Ce n'est pas un hôtel grand luxe bien sûr, mais il n'est pas miteux non plus. Je suppose que si j'avais continué à vivre avec mon père, j'aurais pu me payer un hôtel trois étoiles. Mais en allant vivre avec ma mère, j'ai du revoir mes exigences à la baisse. Ca a fait du bien à mon égo, j'étais un peu pourri-gâté sur les bords.

- Bonjour Monsieur, que puis-je pour vous?
- Je suis Bill Lacan. J'ai réservé une chambre chez vous.
- Oui je vais regarder ça
. Il jette un coup d'½il à son ordinateur. Ah voilà, chambre 110. Je vais appeler quelqu'un pour vous y conduire et monter vos bagages.
-Merci.

En attendant que le groom arrive, je me décale un peu sur la droite pour laisser la place libre aux autres clients éventuels.
Je détaille le lobby : c'est vraiment très beau. Des plantes vertes style Yuka aux quatre coins de la pièce, une moquette bordeaux au sol, les murs recouverts de lambris marron foncé. La réception est située tout à gauche de la pièce. C'est un comptoir en bois massif de la même couleur que les murs. D'après les casiers dans lesquels sont rangées les clés, je m'aperçois qu'il n'y a qu'un étage et pas plus de vingt chambres. Il y en a cinq au rez-de-chaussée et donc quinze au premier. Le numéro des chambres est écrit en chiffres doré sur les portes. Cet endroit est chaleureux, j'aime beaucoup. Je suis interrompu dans ma découverte des lieux par le groom qui vient d'arriver.

-Veuillez me suivre, s'il vous plaît, me dit-il en me souriant de façon professionnelle.

Je hoche la tête, il prend mes deux valises et nous nous dirigeons vers l'ascenseur. Une fois que l'ascenseur se stoppe, il me dirige vers la droite. Il glisse la clé dans la serrure de ma chambre et me fait entrer à l'intérieur avant de rentrer à son tour.
Il dépose mes valises dans l'entrée et me fait faire le tour de la chambre. Ca va plutôt vite en fait car ce n'est vraiment pas grand.
Tout de suite sur la gauche, une petite salle de bain avec des toilettes et une douche, puis dans la pièce principale, une chaise, un lit avec une télé en face, une commode, une table de nuit avec une lampe de chevet et une téléphone posés dessus. Ouais plutôt limité tout ça. Mais bon tant pis! Je ferai avec.
Avant de sortir, Ernest, le groom, me dit que si j'ai besoin de quelque chose, je n'ai qu'à appeler la réception. Même que si je veux, je peux leur demander de me réveiller le matin. La classe!
Bon au lieu de raconter des conneries, je vais ranger mes affaires, prendre une douche puis j'irai voir mamie.
[...]

Okay, alors il est 15h30. Elle n'habite pas très loin d'ici, enfin en voiture je veux dire, parce que si j'y vais à pied, j'en aurai pour des plombes.
J'appelle donc la réception pour qu'ils m'appellent un taxi. Ils me disent qu'un passera me prendre d'ici un quart d'heure. Parfait, juste le temps de vérifier mon maquillage, de me recoiffer un peu, d'enfiler une veste et mes chaussures et je descends.

Je n'ai même pas à attendre cinq minutes que mon taxi arrive. Je lui indique l'adresse de ma grand-mère. Il ouvre grand les yeux, l'air complètement abasourdi. Ouais, c'est vrai que ma grand-mère habite plus un domaine qu'une maison. Et apparemment ça l'impressionne.

- Woua la villa des Oliviers? C'est la classe. Vous allez travailler là-bas? me demande-t-il avec un accent à couper au couteau. Il est italien.
-Non, je vais rendre visite à ma grand-mère. Je lui réponds sèchement mais avec un petit sourire hypocrite. Non mais, est-ce que j'ai vraiment l'air d'un domestique?
- Ah excusez-moi. Bon et bien allons-y.
- Hum, bonne idée
. Déjà que je suis stressé à l'idée de peut-être revoir mon père, lui me met en plus de mauvaise humeur. Il faut que je me calme pour aller voir ma grand-mère.

Je ne sais pas exactement ce qu'elle a, elle n'a pas voulu me le dire au téléphone. Elle m'a juste dit qu'elle aurait besoin de soins et qu'elle préférait rester chez elle...pour l'instant. C'est ce 'pour l'instant' qui m'a fait le plus flipper. C'est pour ça que je languis de la voir pour qu'elle m'éclaire un peu plus sur le sujet. Et même si cette possibilité me terrorise, je pense qu'elle a un cancer. J'avais aussi imaginé une leucémie mais d'après moi, pour cette maladie, le patient à l'obligation d'aller à l'hôpital, donc... Mon Dieu, j'ai peur ! Ca fait peut-être trois ans que je ne l'ai pas vu mais on se téléphone souvent, on s'écrit même parfois. Je l'aime et je n'ai pas envie de la perdre.

Après quinze minutes de route, le taxi arrive aux Oliviers. Un grand portail en fer forgé blanc, derrière lequel s'étend un jardin assez vaste et dans le loin, j'aperçois le 'mini château' de mamie. A couper le souffle, c'est toujours aussi beau.
Le chauffeur me dit qu'il peut me déposer juste en bas des marches. Ca se voit dans ses yeux qu'il crève d'envie de pénétrer dans la propriété. Mais il m'a énervé alors je lui dis non. J'vous l'avais dis que j'étais rancunier !
Après être partit trois ans plus tôt, j'avais conservé les clés de chez ma grand-mère, dont celle du portail, alors je peux rentrer sans avoir à m'annoncer à l'interphone. C'est mieux comme ça.
Arrivé en bas des marches, je regarde autour de moi et j'ai l'impression d'être dans un parc automobile. Non mais c'est vrai ça ! Il n'y a pas moins de cinq voitures garées devant. C'est dingue ça quand même !
Ma grand-mère n'a pas de voiture donc je suppose, à mon plus grand malheur, que mon père est là. Je ne sais pas à qui sont les autres. Enfin, j'ai bien ma petite idée sur la question mais je préfère ne pas y penser. Oh joie ! Bon allez, je ne me laisse pas décourager et monte les escaliers. Je suis venu pour ma grand-mère, pas pour lui. Je n'ai pas de compte à lui rendre alors je ne vais pas le laisser gâcher mes retrouvailles avec ma grand-mère. Je pousse l'énorme porte d'entrée noire à double battant. Avant de rentrer, je souffle un grand coup et tente de calmer les battements de mon coeur.

A peine rentré, le majordome se précipite vers moi. Faut dire que j'ai fais son job à sa place en ouvrant la porte pour moi-même. Ca me fait rire.

- Bonjour Hans, comment allez-vous ?
- Oh Monsieur Bill, je ne vous avez pas reconnu. Vous êtes venu voir votre grand-mère alors ?
- Oui Hans, est-ce que vous pourriez me conduire à elle ?
Je connais Hans depuis toujours. Il travaille chez ma grand-mère depuis tellement longtemps qu'il fait presque partie des meubles. Je l'apprécie énormément.
- Bien sûr. Venez elle est dans sa chambre.

Je le suis en souriant. Après quelques pas, mon regard est comme attiré vers la gauche. Je stoppe mes pas quand je le vois. Lui aussi m'a vu. Il est entouré de ses petits protégés. A première vue, il était en train de parler avec eux mais s'est arrêté quand il m'a vu. Les quatre stars se tournent dans ma direction pour voir ce qui a attiré l'attention de leur manager. C'est à ce moment là que je reprends ma marche, je ne veux pas les voir : le tête haute, le buste bien droit et le pas déterminé. Je suis Hans au premier étage.

J'oublie tout de suite ma pseudo rencontre avec mon père quand j'arrive devant la porte de la chambre de ma grand-mère. Hans me laisse là et redescend.
J'ouvre la porte et suis réellement surpris. Moi qui m'attendais à la voir allongée dans son lit, agonisant, à l'article de la mort, je la vois assise sur un fauteuil, prêt de la fenêtre, en train de lire un livre. Ca me rassure. Je lui fais savoir ma présence en me raclant la gorge. Elle lève la tête de son livre et me fait un grand sourire, qui sans que je comprenne pourquoi, fait monter les larmes à mes yeux.

Les coups de fil et lettres ne remplaceront jamais la sensation d'avoir une personne qu'on aime face à soi. Elle se lève, je m'avance vers elle . Une fois à sa hauteur, elle aperçoit les larmes dans mes yeux et ouvre ses bras, pour que je me blottisse dedans. Je pose ma tête sur son épaule et elle caresse mes cheveux. C'est réconfortant et apaisant. Ca fait du bien. Je laisse couler mes larmes librement, dans les bras de ma grand-mère. Trois ans, c'est long.

POV David Jost

Les garçons et moi sortons de la cuisine. Nous sommes arrivés ce matin. La nouvelle de la maladie de ma mère m'a foutu un sacré coup. Les garçons, quand ils l'ont appris, ont tenu à m'accompagner. Ils sont en vacances en ce moment et m'ont dit qu'ils souhaitaient passer quelques jours à mes côtés pour me soutenir.
A peine dans le hall, j'entends Hans parler avec quelqu'un. Comme je ne vois pas qui pourrait venir visiter ma mère, je me retourne. Je suis stupéfait de le voir ici. Mon fils ! Trois ans que je ne l'ai pas vu, trois ans qu'il est partit. Il me voit à son tour mais son visage ne reflète aucune émotion. C'est au tour des garçons de se retourner puisque je ne participe plus à la conversation. Il repart à ce moment là. Il les déteste tout autant qu'il me déteste moi.

- David, ça va ? me demande Georg.
- Hein ? Oh...euh...je... Je n'arrive pas à trouver mes mots, il m'a bouleversé.
- Putain, c'est qui lui ? D'accord il est canon mais de là à se mettre dans cet état quand même ! Plaisante Frank, faisant rire Tom.
- C'est mon fils !

Ils arrêtent de rigoler tout net et me regardent tous avec des yeux ronds.

- T...Ton fils ? Me demande Frank le premier. Je hoche la tête.
- Mais tu ne nous en a jamais parlé, s'étonne Gustav.
- Je... C'était au début de votre carrière. Il a le même âge que vous, Tom et Frank, vous savez, donc à l'époque il avait quinze ans. Je passai beaucoup de temps avec vous pour vous aider à percer. Vous vous souvenez le temps qu'on passait en studio ? C'était énorme mais ça en valait tellement la peine...je pousse un profond soupir. J'ai juste oublié que j'avais un fils qui m'attendait chez moi. Lui par contre n'a pas oublié que son père n'était pas présent. Le jour de son dix-septième anniversaire, j'étais avec vous. Quand je suis rentré, tard le soir, il n'était plus là. Il m'avait laissé un mot sur la table de la cuisine. Il m'expliquait qu'il partait sans me dire où il allait. Souvent, j'annulai nos sorties pour m'occuper de vous. Je lui faisais de la peine sans m'en apercevoir, et je crois que ce jour là ça, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Quand j'y r'pense, j'lui avais même pas acheté de cadeau, j'avais complètement zappé.

Ils me regardent tous avec attention et compassion. Je ne sais pas pourquoi, ils ne le connaissent même pas.


- Je me rappelle mot pour mot de ce que sa lettre disait :
Papa,
Comme tu ne t'en es visiblement pas souvenu, aujourd'hui c'était mon anniversaire....
Même si je n'ai reçu aucun cadeau de ta part ce n'est pas très grave, tu sais.
Je me suis fais plaisir à moi-même, un cadeau de moi à moi en quelque sorte : Je vais me faire le plaisir de me tirer d'ici!
Merci de ne pas avoir été présent ces deux dernières années.
Bill


Un sourire amer étire mes lèvres. Je m'en veux terriblement. A cet instant, le regard que me lance mes petits prodiges me gonfle.

- C'est pas vraiment la peine de me regarder comme ça, vous savez. Il me déteste mais vous aussi ! S'il vous venait l'envie de lui parler, oubliez ça tout de suite, parce que au mieux il va vous ignorer, au pire vous envoyer chier.

Ils froncent les sourcils face à ma réaction mais ne répondent rien. A ce moment là, nous entendons des bruits de pas dans l'escalier, alors nous tournons la tête vers ceux-ci. Bill redescend, il va partir. J'aimerais bien aller lui parler, même juste pour lui dire bonjour, mais j'appréhende sa réaction. D'ailleurs, il tourne la tête dans ma direction et le regard froid qu'il me lance finit de me dissuader. Il traverse le hall de son air digne et confiant, salue Hans et sort de la maison.

Soudain, je réalise quelque chose : comment il a su que sa grand-mère était malade ?
Il faut que j'ai une discussion avec elle !

Chapitre 2 24/11/2009

Chapitre 2 : Réflexion

POV Bill

Ca fait une demi-heure que je suis rentré à l'hôtel. Je suis allongé sur le dos, sur mon lit. Je repense à ce que m'a dit ma grand-mère. Elle a confirmé mes doutes : cancer des ovaires.

On avait finit notre câlin et on était assis sur le fauteuil, elle sur le siège, moi sur l'accoudoir. Je lui ai alors demandé ce qu'il en était vraiment de sa maladie. Et mes larmes qui avaient réussi à se tarir, ont recommencé à couler. Et une fois de plus, c'est elle qui m'a réconforté. Oui, je sais normalement, c'est elle qui devrait pleurer et moi, la prendre dans mes bras en lui murmurant des mots réconfortants. Mais je crois que toute cette situation m'a fait réaliser une chose, dont je n'avais pas encore pris conscience : j'ai perdu trois ans de ma vie loin d'elle et quand je la revoie, c'est à cause de sa maladie. L'éventualité de sa mort me frappe de plein fouet et je réalise alors combien je l'aime, combien elle m'a manqué et combien je ne veux pas qu'elle parte. Rien que de repenser à tout ça me fait monter les larmes aux yeux à nouveau.

Bon Dieu, que j'ai été idiot et égoïste en partant comme ça. Vrai, je ne pouvais plus supporter l'indifférence de mon père mais elle, elle était là tout près...Je suis partit sur un coup de tête en fait.
C'était mon anniversaire et une fois de plus il n'était pas là...Je me souviens que j'avais fait exprès de me réveiller de bonne heure, genre 8h00 du mat', juste pour le voir avant qu'il parte travailler, mais il ne m'a pas souhaité mon anniversaire à ce moment là. C'était un samedi et il travaillait mais ce n'était pas grave, puisque je pensai qu'il rentrerait plus tôt que d'habitude pour cette occasion. Et bien non. En général il rentrait vers 22h-22h30.
J'avais commencé à regardé l'heure vers 18h. Okay...18h30, toujours rien ! 19h, il a eu imprévu, ça doit être ça. 21h... dure réalité : il m'a oublié.
Soit tu m'as oublié et bien à partir de tout de suite, c'est à mon tour de t'oublier. Je me souviens que j'avais pleuré en faisant mes valises. J'ai pris un maximum de trucs : il ne restait plus aucun vêtement, plus aucune paire de chaussures, plus de maquillage, j'avais même pris mes livres, c'est pour dire ! Bon bien sûr, je ne faisais pas le malin quand il a fallu tout transporter mais bon, je voulais marquer le coup, qu'il comprenne bien le message.
Je ne pleurai plus quand j'ai écris ma petite note. Tant mieux d'ailleurs, il y aurait eu des traces de larmes sur le papier et ça aurait gâché tout mon effet !
Entre temps, j'avais appelé un taxi. Je suis sortis et en route pour chez ma mère.

Quand ils avaient divorcé, comme j'avais douze ans, j'avais eu le choix de choisir chez qui je voulais vivre. Et entre ma mère, qui n'aurait qu'une pension dérisoire et mon père, avec un boulot qui paye vachement bien, mon choix était vite fait...Oui, j'ai été comme ça. J'ai eu de la chance qu'elle veuille bien m'ouvrir la porte de chez elle. Elle avait un nouvel homme dans sa vie, Fred, et il m'a lui aussi accepté.
Les premiers temps ont été plutôt durs. Nouvelle vie, nouvelles règles et tout le toutim. Mais bon, à la longue je m'y suis fait. Je dirais même que j'ai gagné au change, je suis une meilleure personne.
A douze ans, je croyais que l'argent faisait la valeur d'une personne mais maintenant je sais que ce ne sont que des conneries. J'en ai eu un exemple plutôt frappant !

J'ouvre mes yeux, me relève sur mes avant-bras et regarde mon portable. 19h30, je me recouche et referme les yeux...Oh merde ! j'ai oublié d'appeler ma mère pour lui dire que j'étais bien arrivé. Je vais me faire T.U.E.R...Ouais mais bon en même temps, elle non plus n'a pas essayer de me joindre, alors hein ! Bon allez, courage, je l'appelle. Trois sonneries et elle décroche.
- Biiiilllll... ??
- Oui ?
Elle a parlé d'une toute petite voix gentille, ça me fait peur ! Trois, deux, un...
- C'est à cette heure ci que t'appelles ? Mon Dieu est-ce que tu te rends compte de l'état de nerfs dans lequel tu m'as mise ? C'était vraiment compliqué de prendre ton portable, d'aller dans ton répertoire et d'appeler ta vieille mère qui a cru mourir d'angoisse ?? Elle a dit ça d'une traite, sans reprendre son souffle. Euh...je sais pas quoi répondre là.
- Je suis désolé, j'ai été pris dans la folie du moment. Je peux toujours tenter. Elle pousse un long soupir d'exaspération.
- Bon, comment ça s'est passé ? Tu es bien installé ? Tu as vu Anna ?
Quoi c'est tout ? Pas d'engueulade du tonnerre ? Bon, ben profitons-en.
- L'hôtel est plutôt bien, je suis à l'aise. J'ai bien vu mamie et c'est plutôt grave. Elle a un cancer des ovaires. Elle allait plutôt bien mais été un peu fatiguée. Je suppose que c'est normal.
- Ok.
Elle n'ajoute rien de plus. Ca n'a jamais été l'entente cordiale entre ces deux femmes. Elle m'a demandé parce qu'elle sait que ça me touche énormément ce qui arrive à ma grand-mère.
- Maman, je vais raccrocher, j'ai pas encore été mangé.
- D'accord Billy. Donne moi de tes nouvelles de temps en temps quand même, d'accord ?
- D'accord, maman. Bisous, je t'aime.
- Moi aussi Billy.

Je pose mon portable sous mon oreiller et me saisis du téléphone sur la table de nuit. Je me commande à manger et patiente. J'entends toquer à la porte et vais ouvrir. C'est Ernest qui m'apporte mon repas. Sur un petit chariot et tout, on s'y croirait vraiment ! Je ne me moque pas hein ! Non ça me fait rire c'est tout. Je le remercie et emporte le chariot dans la chambre. Ernest m'a dit que je n'aurai qu'à appeler la réception quand j'aurai finis de manger pour qu'il vienne débarrasser.

Je prends mon assiette et vais manger sur le lit. Il y a bien une chaise mais bon... Ma mère n'a jamais voulu que j'emporte de la nourriture dans ma chambre et encore moins que je mange sur mon lit, alors là j'en profite. Je brave tout les interdits, n'empêche ! Je me fais rire tout seul.

J'attrape la télécommande et allume la télé. Infos, infos, infos et...oooh que vois-je ? Ne serait-ce t'y pas 'Le destin de Lisa' en VO. Cool ! Bon je ne le regarde pas en français mais là il n'y a que ça alors on va faire avec. Mieux vaut tard que jamais.

[...]

La bouche ouverte, les yeux légèrement plissés, je regarde le générique de fin du troisième épisode. Quand la pub arrive, je reprends mes esprits. Oh la vache, mais c'est trop bien, j'ai adoré ! J'pensais pas !
Il est 21h45, j'ai finis de manger depuis longtemps, il faudrait peut-être que je songe à appeler Ernest pour qu'il vienne me débarrasser. Et s'il dormait ? Ca dort les grooms ? Bon je verrais bien.

Et bien oui, ça dort les grooms, parce que c'est pas Ernest que j'ai vu. C'est Manuel qui était derrière la porte. Et Manuel est beau ! Très beau, tout à fait à mon goût ! Ca fait plaisir à savoir.
Oui, je suis gay. Enfin normalement ! Non je dis ça parce que des fois il y a aussi des filles qui m'attirent. Mais comme j'ai jamais eu d'aventure avec une fille jusqu'à présent, je ne peux que supposer. Mais bon pour l'instant, on va dire que je suis gay !

Je regarde l'heure, il est pas très tard mais le voyage en train, plus toutes les émotions de la journée, ça m'a rétamé. Donc je vais aller me coucher. Petit tour par la salle de bain pour me démaquiller et me brosser les dents et je vais me coucher. Je me mets en boxer et me glisse sous les couvertures.

Un quart d'heure que j'essaie de m'endormir et que je n'y arrive pas. J'aurais du pouvoir m'endormir mais apparemment comme j'ai pas encore repensé à ma rencontre avec mon père, ma conscience m'envoie des grands signaux, pour me forcer à y penser. Saleté !

En toute honnêteté, ça ne m'aurait franchement fais aucun effet si je l'avais vu lui, tout seul, mais bien sûr ils étaient là eux aussi. Comme des p'tits chiens, bien fidèles à leurs postes. A première vue, rien n'a changé. Je pensai sérieusement que le temps et mon départ lui aurait fait comprendre certaines chose, mais non ! Pourquoi changer une équipe qui gagne, hein ?

En plus, non mais les gueules qu'ils ont les pauvres, ça fait rire...ou peur ! Bon d'accord je ne suis peut-être pas tout à fait objectif puisque je ne peux pas me les blairer mais quand même ! Prenons moi par exemple ! Je suis...beau, je le sais, on me le répète assez souvent. Mais eux...par rapport à moi, j'veux dire...enfin on va pas commencer à comparer ce qui n'est pas comparable hein ?
Et puis, j'ai jamais écouté leur musique mais je suis sûr que.........

[...]

Oui bon en fait, à force de penser, de réfléchir, j'ai finalement finis par m'endormir. Il est 11h. Moi qui voulais me lever tôt, c'est un peu râpé. Par contre là, je suis encore un peu dans le pâté, donc je vais aller prendre ma douche. Trois quart d'heure après, me voilà tout prêt, tout beau !
Je vais aller voir ma grand-mère cette après midi. Je vais quand même manger avant. Bon allez, je commande.
C'est Ernest aujourd'hui...dommage ! C'est pas contre lui, il est très sympa mais Manuel, lui, est beau et ça, ça bat la sympathie à plate couture. Je lui ai demandé de faire appeler un taxi pour moi, pour dans environ trente minutes.

[...]

Je suis dans le taxi et devinez qui est le chauffeur. Oui, c'est le même qu'hier. Aujourd'hui, il ne fait aucun commentaire. Il fait bien d'ailleurs. Il me dépose devant le portail et ne me demande pas si je suis sûr que je ne veux pas qu'il m'accompagne jusqu'au marche.
Je me dirige rapidement jusqu'à la porte et suis accueilli par Hans. On s'échange quelques politesses et je lui dis que je vais voir ma grand-mère mais qu'il n'a pas besoin de m'accompagner jusqu'à elle. A première vue mon père n'est pas là aujourd'hui. Ca me rassure.
Je toque à la porte de chambre ma grand-mère et entre quand elle m'en donne la permission. Elle m'accueille avec un grand sourire, que je lui rends instantanément.

- Mon chéri, comment vas-tu ? Me demande-t-elle tendrement.
- Très bien mamie, et toi ? Pas trop fatiguée ?
- Non non ça va ! Viens.
Elle tend une main vers moi et m'attire sur son lit, où nous nous asseyons tout les deux. Elle passe une main dans mes cheveux, caresse mon visage qu'elle détaille d'un air attendri. Quand tu es parti hier, ton père est venu me voir. Il m'a demandé comment ça se fait que tu étais là. J'ai dû lui dire qu'on n'a jamais coupé le contact. Je suis désolée.
C'est vrai que ça m'ennuie mais je ne peux pas lui en vouloir. Il aurait bien fallu qu'il l'apprenne un jour ou l'autre.
- J't'en veux pas mamie...mais tu lui as dit quoi au juste ?
- Que le lendemain de ton départ, tu m'avais appelé pour me dire que tu étais chez ta mère et que tu ne comptais pas revenir. On n'a pas parlé plus de tout ça. Je suppose qu'il mourrait d'envie de me poser des questions mais qu'il s'est retenu. Tu sais, je crois qu'il s'en veut.

D'accord, je vois où elle veut en venir. Je me pince les lèves.
- Mamie, je n'ai pas vraiment envie d'en parler maintenant. Je préfèrerais qu'on parle de nous deux, d'accord ?
Elle baisse les yeux, peut-être déçue mais acquiesce.
-Alors, puisque tu veux parler de nous, commences ! Me dit-elle avec un grand sourire qui me réchauffe le coeur.

Et je me lance dans un récit détaillé de ces trois dernières années. Je lui ai avoué mon homosexualité. J'avais jamais osé le faire au téléphone, elle est de l'ancienne génération donc je ne savais pas comment elle le prendrai. D'ailleurs, je n'avais pas vraiment l'intention de lui dire mais au moment de lui parler de mon premier amour, son prénom est sortit tout seul. Quand je m'en suis rendu compte, je me suis figé sur place et ai arrêté de parler. Je n'osai pas la regarder. Mais quand j'ai sentit sa main sur mon genou, qu'elle a serré de façon rassurante, j'ai compris que ça ne la gênait pas.

Après ça a été à son tour de me parler d'elle. Je me suis bien marré. Elle aussi, il y a des choses qu'elle ne m'avait pas dites. Comme le fait qu'elle a eu une aventure avec un homme, il y a de ça deux ans et qu'elle l'a quitté au bout de cinq mois parce qu'il ne la satisfaisait pas au niveau du...Mon Dieu j'suis choqué ! J'pensais pas qu'on pouvait encore avoir ce genre d'envie à cet âge là. Elle a bien rigolé quand elle a vu ma tête dégoûtée.
J'adore ma grand-mère. . Je suis vraiment heureux de l'avoir retrouvée.

Ca fait deux heures que je suis avec elle et comme je ne veux pas trop la fatiguer, je lui dit au revoir, en lui promettant de revenir demain.

En bas des escaliers, je salue Hans et lui dit à demain.
Je pose ma main sur la poignée de la porte, mais sens une résistance de l'autre côté, alors je la lâche et la personne à l'extérieur ouvre la porte. Mon père...Quelle chance ! On est tous les deux choqués de se retrouver si près l'un de l'autre. Il reprend ses esprits le premier.
- Bon...Bonjour Bill !
J'ai toujours la bouche grande ouverte et je ne sais pas quoi faire ou quoi répondre. Finalement je me décide pour le bousculer et partir en courant. Très mature dans mon genre, j'avoue

[...]

Je suis rentré à pied jusqu'à l'hôtel et comme je l'avais pensé la dernière fois, j'ai bel et bien mis longtemps pour y arriver : quarante-cinq minutes... Moi qui n'aime pas spécialement marcher, j'ai été servi. Mais bon ça m'a permis de réfléchir à ce qu'il s'est passé avec mon père, ou plutôt ce qu'il ne s'est PAS passé, et j'en suis arrivé à la conclusion que j'ai réagi comme un gamin. Super ! En plus en bas des marches, il y avait les autres minables. Forcément ils m'ont vu et maintenant j'ai honte !

Comme si je n'aurais pas pu lui répondre un truc bien cinglant et partir dignement. Peut-être, et je dis bien peut-être, que ma réaction prouve que je n'ai toujours pas tourné la page. Je savais que je ne lui avais pas pardonné mais je pensais que de ne pas avoir de père à mes côtés m'était égal à présent. A première vue non ! Ca fait mal et je ne suis toujours pas guérit.

Ca doit être pour ça que je n'ai pas voulu en parler avec ma grand-mère non plus. Parce que ma blessure est encore ouverte.

Le pire, c'est que je sais que tant que je serai là, je vais être amené à le voir. Du moins à chaque fois que je vais aller voir ma grand-mère. Je me demande si à force, je vais arriver à renouer les liens avec lui. Qui sait ?
Je ne sais pas si j'en ai vraiment envie par contre.
Ce qui est sûr, c'est que tant que eux aussi seront là, j'aurais un blocage. Je ne leur ai jamais parlé, je n'ai jamais écouté leur musique, rien lu sur eux mais ils m'insupportent à un point inimaginable. S'ils n'avaient pas existé rien n'aurait changé dans mes relations avec mon père ! Je les déteste même encore plus que lui !